Direction Thoiry, dans les Yvelines, pour une journée entre le zoo et les jardins du château — un domaine qui mélange curieusement deux passions que je ne pensais pas associer un jour : l'animalier et le jardin à la française.
Un zoo né par nécessité, en 1968
Le château de Thoiry ouvre au public en 1966, mais les recettes ne suffisent pas à couvrir les frais d'entretien du domaine. Paul de La Panouse a alors l'idée d'installer un zoo à Thoiry, avec ours, loups, éléphants et quelques tigres. Le 10 mai 1968, le premier zoo de France accueillant des animaux en semi-liberté est inauguré, sous le nom de « Réserve africaine de Thoiry ».
Aujourd'hui, le parc zoologique s'étend sur 150 des 380 hectares du domaine, et présente environ 1 500 animaux, répartis en 95 espèces de mammifères, 28 espèces d'oiseaux et 30 espèces de reptiles.
Des jardins signés Le Nôtre... par procuration
Ce qui rend Thoiry unique, c'est que le domaine ne se limite pas au zoo : ses jardins, classés, portent la marque du jardin à la française. C'est Claude Desgots, neveu et collaborateur d'André Le Nôtre, qui prend en charge l'aménagement du parc à partir de 1708, imposant aux terrasses, allées centrales et parterres la même discipline géométrique rigoureuse — inspirée du nombre d'or — qui a fait la réputation de son oncle.
Une diversité étonnante à photographier
Ce qui m'a le plus marqué, c'est la diversité des sujets sur une seule journée : des suricates toujours en alerte, un tamarin à crête blanche perché en hauteur, une vigogne au repos, des cacatoès rosalbins perchés côte à côte, un wallaby dissimulé entre des souches, et même un lézard caïman à moitié immergé dans son bassin — une espèce qu'on n'imagine pas croiser à deux heures de Paris.
Une sortie animalier complète, exactement le genre de journée que j'adore — j'aime tout particulièrement photographier en parc zoologique, et une bonne excuse pour revenir un jour du côté du safari en voiture, que je n'ai pas encore fait.